Pourquoi les entreprises choisissent-elles d’externaliser leur IT ?

Qu’est-ce qui motive les entreprises à externaliser leurs systèmes informatiques? Ont-elles confiance dans le Cloud? Sont-elles satisfaites de leurs expériences en matière d’outsourcing? KPMG a mené l’enquête!

KPMG vient de délivrer les résultats particulièrement intéressants d’une enquête relative aux pratiques d’externalisation ICT des entreprises. Intitulée “Service Provider and Performance Satisfaction”, pour la huitième fois, elle a été menée à l’échelle mondiale. Quelque 2100 contrats d’externalisation IT pour une valeur de 11 milliards d’euros ont été examinés.

La réduction des coûts, loin d’être l’unique motivation

Un des intérêts de cette enquête réside dans sa récurrence. Les résultats de la huitième édition peuvent donc être comparés avec ceux de la première. Lors de la première édition de cette enquête, les motivations des répondants étaient d’ordre financier. Plus de 50% des acteurs s’étant inscrit dans un projet d’externalisation souhaitaient principalement réduire leurs coûts. L’édition 2014-2015 de cette étude montre que les raisons qui poussent les acteurs à outsourcer tout ou une partie de leur IT ne se limitent plus aux enjeux de cost réduction. Si les coûts restent la motivation principale de la majorité des répondants, 21% évoque une volonté d’externaliser pour améliorer la qualité de l’ICT, 19% pour accéder à la connaissance et aux compétences et 11% pour réduire le délai de « go-to-market » des nouveaux services.

Selon KPMG, en Europe comme ailleurs dans le monde, cette tendance tend à indiquer un « gain en maturité » des LUX_Paul-Oliemanacteurs vis-à-vis des enjeux liés à l’externalisation. Au-delà des économies des coûts, on s’intéresse également à la création de valeur qui peut en découler.

Un taux d’insatisfaction plus élevé en Europe

KPMG s’est aussi intéressé à la satisfaction des acteurs qui ont mené des projets d’externalisation IT. Constat : « l’Europe se situe à la traîne par rapport à l’Amérique et à l’ASPAC ». En effet, 53% seulement des répondants européens se déclarent satisfaits ou très satisfaits. « Cela signifie que 47% des personnes interrogées évaluent leurs contrats d’impartition entre « très insatisfait » et « assez satisfait » », précise KPMG, dans un communiqué ayant trait à l’étude. « Ceci est dû en partie au fait qu’il y a peu de cohérence dans la manière dont les entreprises abordent l’intégration et la gestion des services externalisés. »

Les craintes vis-à-vis du Cloud…

Enfin, l’étude de KPMG s’est aussi intéressée aux clients des fournisseurs du Cloud, à leur satisfaction, à leurs motivations, ainsi qu’aux craintes de ceux qui ont décidé de ne pas opérer de saut dans le nuage.

Notamment, les clients des fournisseurs de Cloud évaluent leurs capacités d’innovation supérieure à la moyenne et considèrent l’utilisation des services liés au Cloud comme un catalyseur pour les changements organisationnels jugés nécessaires. Pourtant, 60% des entreprises et organisations utilisent les services Cloud de manière limitée (moins de 10% du budget informatique).

À la question de savoir pourquoi les entreprises sont réticentes à l’utilisation de services Cloud, les dirigeants interrogés ont donné les trois raisons principales suivantes :

  • risques liés à la localisation des données, la sécurité et la vie privée (28%),
  • préoccupations concernant la réglementation et la conformité (16%),
  • scepticisme quant à la soi-disant facilité avec laquelle les services Cloud peuvent être intégrés aux systèmes informatiques existants (17%).

… limitent l’accès à l’innovation

« Les préoccupations concernant les risques de sécurité de cette nouvelle technologie sont compréhensibles, mais il ne faut pas exagérer : les applications Cloud peuvent être aussi sûres que d’autres solutions de sous-traitance », précise de son côté Paul Olieman, directeur de KPMG IT-Advisory (en photo). « Les entreprises doivent bien peser les risques, les avantages et les inconvénients. Nous constatons que les entreprises et organisations décident parfois de ne pas miser sur le Cloud parce qu’elles ne connaissent pas le véritable contexte. En conséquence, elles se désavantagent sur le plan de l’innovation. »

Lire l’étude

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